Cie théâtrale N.A.J.E.
16 rue des Coquelicots
92160 ANTONY
Tél. : 06 82 03 60 83
Contact : Fabienne BRUGEL
fabienne.brugel@orange.fr


"La Culture, c'est ce qui fait lien entre les hommes;
Le Politique, c'est le contrat qui les lie."
Rapport d'activités de 2008


Rapport d'activités 2008

sommaire

Les nouvelles créations :

L'opération menée avec la scène nationale de Blois L'opération nationale : « Politique » Protection de l'enfance : Transports : page

Les représentations

Les ateliers de création

Les formations

Quelques chiffres :

90 représentations pour 9500 spectateurs dont la moitié issus du monde populaire.

200 participants amateurs d'une création

573 participants d'une formation.



Rapport d'activité 2008 NAJE

« Théâtre ouvert » à la Halle aux Grains à Blois

C'est une opération initiée par La Halle aux Grains (scène nationale) et différentes structures d'insertion de Blois.

Le projet s'est déroulé sur 26 journées réparties de février à décembre pour aboutir à un spectacle de théâtre-forum intitulé « on est vivants » qui a été joué les 18 et 19 décembre 2008 pour 400 personnes.

L'équipe de NAJE a été composée de 2 écrivains metteurs en scène, de trois comédiens chargés du travail d'acteur des participants, d'une créatrice de la musique du spectacle.

Le sujet de départ : la rencontre. Il s'agit de permettre la rencontre de gens qui viennent de mondes sociaux a priori différents et de voir ensemble ce qu'elle produit comme « déplacements » chez chacun d'entre nous. Les mondes dans lesquels nous vivons sont ils ennemis ? Pourquoi ? Avons nous des choses en commun ou nos différences de classe sociale nous rendent elles absolument étrangers ? Avons nous des objectifs communs pour transformer le monde dans lequel nous vivons ? Le sujet à l'arrivée : la solidarité. C'est le thème qui a été choisi par le groupe comme un questionnement sur notre monde.

L'opération s'est ouverte le 31 janvier par un spectacle de la compagnie NAJE pour 150 spectateurs invités par les différentes structures partenaires.

Le groupe : Le premier atelier a commencé le 23 février avec 45 participants : un groupe très hétérogène comme nous le souhaitions. Assez vite, le groupe s'est structuré autour de 24 personnes engagées et présentes jusqu'à la fin, des adultes en situation de grande précarité (1/3 du groupe) et des personnes qui ne le sont pas (2/3 du groupe).

Nous avons dirigé cette opération en quatre temps : 1er temps : la recherche c'est à dire le temps des récits, des improvisations, de la reflexion du groupe, de l'élaboration des matériaux qui constituent le spectacle ( soit 10 jours avant l'été dirigés par les deux responsables artistiques de NAJE) 2ème temps : l'écriture du spectacle qui a été faite pendant l'été par les deux responsables artistiques de NAJE) 3ème temps les répétitions pour aboutir au spectacle (soit 15 jours dirigés par 6 professionnels de la compagnie dont les deux responsables artistiques de l'opération et la musicienne) 4ème temps : le spectacle joué en deux représentations.

Le contenu du spectacle : Il est organisé en deux parties. La première concerne des récits parfois terribles parfois intenses qui disent notre commune humanité. Ils sont tous portés par d'autres que ceux qui les ont vécu. La deuxième partie est constituée de séquences de théâtre-forum, d'abord très courtes puis plus longues reliées entre elles et mises en lumière par un chœur brechtien. Elles posent la question de la solidarité : c'est quoi la solidarité ? Ca veut dire quoi être solidaire ? Comment l'être ?

Le bilan des participants : Il a été préparé deux par deux. C'est celui qui a écouté qui transmet au groupe le bilan de son co-équipier.

Driss, quand il est arrivé dans l'action, était en retrait car il se sentait différent mais, avec la gentillesse du groupe, il a fini par se sentir présent. Il a été valorisé. Il a découvert qu'il sait faire plein de choses même si sa peur de rater l'innhibe. Pour la suite, il travaille en intérim et n'a donc pas d'emploi défini mais il veut aller voir ce qui peut se passer pour lui du coté du théâtre. Il se pose une question : comment gérer la souffrance et la solitude de la fin de l'action ?

Jean René est arrivé sur proposition de la structure qui l'héberge sans savoir vraiment de quoi il s'agissait. Il a été emballé dès le premier jour. Il a du mal à s'exprimer et cela l'a ouvert aux autres et lui a donné la gnaque pour s'en sortir. Là il est bien, il a l'envie d'être autonome, de rester à coté de la structure dont il a encore besoin mais d'être plus autonome. Il a peur de l'après.

Nicole est venue sur proposition de son association sans savoir. Elle s'est vite prise au jeu. Sur la première partie de l'action, jusqu'en juin, pour la chaleur et les histoires racontées dans ce groupe et pour avoir pu raconter elle aussi ce qui est important pour elle. C'était fort et riche. Puis elle est revenue en septembre pour la deuxième partie en pensant qu'elle ne pourrait pas aller jusqu'au bout, jusqu'à jouer car elle a fait des choses difficiles. Le plus important pour elle, c'est d'avoir dit et d'être dans ce groupe. Elle est inquiète pour après, d'être dans la même vie qu'avant avec du vide. Elle a envie de faire du théâtre.

Bernard a vu quand il est arrivé, avec les récits des autres, qu'il avait eu beaucoup de chance dans sa vie… et il a commencé à comprendre que cela existe, que ce sont de vraies histoires. Il a beaucoup appris ici. Il voit les gens et le monde autrement. Sa pensée n'est plus la même. Sa question c'est : et maintenant, que vais-je pouvoir faire pour changer le monde ?

Marie France n'avait jamais fait de théâtre et a trouvé cela formidable. C'était un super groupe où on s'aidait les uns les autres. Il y a eu des moments durs au début mais comme tout le monde s'intéressait à chacun… Elle a vu aussi en profondeur les histoires des gens.

Yvonne : Elle a été impressionnée par deux séquences : celle de l'enfant battu et celle de la poste.

Elisabeth connaissait déjà le théâtre-forum mais a apprécié ce projet. Pour l'après, il faudra trouver la continuité sur d'autres projets d'avenir.

Armand a entendu parler de ce projet en septembre. Il sortait de grosses difficultés de vie. Fabienne l'a invité et il est venu comme ça, pour faire plaisir à Fabienne et il s'est mis dans l'aventure en se demandant s'il pourrait tenir cela car il est timide. Il s'est étonné lui-même dans un groupe porteur. Hier, il était même surpris de ne plus pouvoir faire demi-tour car les gens comptaient sur lui. C'est une grande fierté et un grand bonheur d'avoir fait cela. Pour l'après, il sait être capable de faire face et de faire des choses.

Aline ne parlait pas du tout en arrivant ici, depuis toujours elle ne parlait pas. Fabienne l'a aidée à parler. Cette expérience a changé beaucoup de choses pour elle, elle a envie d'autres choses pour sa vie, d'une suite de l'action aussi.

Liliane : le groupe lui a permis de se confier et de partager ses émotions comme les autres participants , échanges ayant permis de réaliser ce spectacle. Aujourd'hui elle a envie de continuer à écrire et pourquoi pas de monter un spectacle mèlant écriture spontanée et chansons .

Françoise est venue car elle était pressentie pour accompagner des personnes et elle est restée. Elle a recherché de vouloir tous être traités de la même manière, avoir une simplicité. Comment gommer les différences sociales, comment tomber ses a-priori de départ. Elle n'avait jamais vécu cela.

Jean Pierre a fait cette aventure car il regrettait de n'avoir pas fait de théâtre. Il est l'initiateur de cette action, reconnu socialement et s'est retrouvé avec nous tous dans le même bateau. On a fini par être tous au même niveau entre nous.

Elisabeth est un peu du métier car elle est art-thérapeute. Elle était un champ et nous l'avons labouré et maintenant il y a des fleurs. Cela lui a donné des pistes pour elle et pour son métier d'artiste.

Patricia travaille dans le milieu social et connaît donc les problèmes des gens. Elle voulait participer à un atelier avec toutes les couches sociales…. Et malgré une vie chargée et donc peu de disponibilité, elle s'est donnée à fond car les autres se donnaient à fond.

Rémy était très perdu à son arrivée dans le groupe. Il avait été poussé à venir par Françoise. Il arrivait de nulle part et était nulle part car il ne trouvait pas le contact avec le groupe. Puis il s'est senti soutenu par Françoise, par Fabienne et les gens du groupe. Il a eu un gros problème personnel pendant la période et a pensé cessé mais des gens l'ont aidé à passer le cap. Maintenant, il est trsè content d'être libre avec tous, amical, en groupe. Mais il y a un trou demain où il n'y aura plus personne. Angoisse.

Fabienne avait déjà fait du théâtre et est venue pour ça. Jusqu'en juin, elle a eu peur que nos sujets débordent, que cela aille trop loin pour certaines personnes… puis cela s'est bien passé alors elle est revenue. Elle a envie de continuer.

Nicole avait toujours eu envie de faire du théâtre. La solidarité l'a interpellée. Elle a aimé les contacts physiques entre nous. Elle suggère que si naje a besoin d'elle pour aller jouer ailleurs, elle est ok.

Bernadette voulait cesser en juin car elle ne pensait pas arriver à jouer. Fabienne a été l'encourager. Dans ce travail, il n'y avait pas d'autorité brutale et elle a réussi pour une fois dans sa vie à aller jusqu'au bout.

Eric avait des fantômes à évacuer. Il en a évacué un peu. Il a pris pas mal d'assurance. Cela l'a fait changer à son travail et dans sa vie de se poser et d'être vraiment là et d'être aussi plus à l'écoute des situations. Il a grande envie de continuer car il va y avoir un grand vide où va manquer une partie de lui-même.

Jean connaissait déjà le théâtre et voulait faire du forum. Ici, il a rencontré des gens qui lui faisaient peur avec en lui un mélange de honte et de rejet pour une population pauvre. Ici il a appris à en connaître quelques uns et ne regarde plus les plus pauvres avec le même regard.

Hakan est venu dans le groupe avec l'objectif de s'intégrer à la société française et à améliorer son français. Cela s'est fait. Il a aussi évolué dans son tempérament timide, ses blocages. Cela renforce sa confiance en lui mais il y a d'autres blocages encore au dessus des premiers.

Laurence travaille aux jardins de cocagne ; Ils devaient être plusieurs à venir mais elle s'est retrouvée seule à représenter sa structure et elle s'est prise au jeu. Ella a un tempérament timide et renfermé. Ce projet l'a fait sortir d'elle-même, lui a permis d'être à l'écoute des autres ailleurs que de manière professionnelle. C'est un vrai projet qui la porte et lui donne de l'assurance.

Régine est arrivée ici avec une carapace et nous offre ses larmes aujourd'hui pour nous dire merci à tous.

« Politique »

C'est une opération a l'initiative de NAJE et subventionnée par la Région Ile de France, la DGAS (Ministère du travail et de la solidarité), de l'ACSE et de l'association Georges Hourdin.

Il s'agissait d'aboutir à une création sur la question de notre rapport à la politique avec un groupe de 35 participants qui viennent de plusieurs villes (Marseille, Lyon, Poitiers, Angers, Brest, Strasbourg, Paris et Ile de France). Les 2/3 d'entre eux vivent dans la précarité et un tiers vit des situations plus confortables.

Le spectacle a été joué le 4 octobre en deux représentations pour 82à spectateurs.

Le plan du compte rendu de « Politique » A les thèmes abordés B l'organisation de l'opération : ses phases et les intervenants extérieurs C les lieux de travail D les participants E l'équipe de naje F les apports en matière de traces (vidéo et photos) G les bilans des participants et les bilans des spectateurs.

A/ Les thèmes abordés :

La question mise en travail a été globalement celle de la citoyenneté active : comment les citoyens, notamment les citoyens du monde populaire participent ou peuvent participer à la construction de notre société dans le cadre de la démocratie.

Pour travailler cette question, nous avons abordé les points suivants :

-  l'organisation de notre démocratie à travers les rôles et fonctionnements du Sénat de l'Assemblée et du gouvernement. Le rôle et les fonctionnements des collectivités locales (Conseil Régional, Conseil Général et municipalités).
-  Les rapports des français et de la politique.
-  Le lobbying et la démocratie
-  Les associations militantes et la démocratie.
-  Le propre rapport des participants du groupe à la citoyenneté et comment être citoyen quand on vit dans la précarité.

Il s'agissait également de permettre aux participants de sortir des discours de discrédit sur les hommes politiques et les institutions de notre république pour requestionner leur place de citoyen responsable.

B/ L'organisation de l'action phase par phase et les apports des intervenants extérieurs

1/ Nous avons commencé par 4 journées dites de formation avec des intervenants extérieurs :

Hélène Constanty, journaliste ayant écrit « députés sous influence » est intervenue sur la question du lobbying et la critique de la manière de fonctionner de certains élus municipaux vis à vis de la question démocratique et de celle de la transparence.

Stéphane Rozes, Directeur de CSA Opinion est intervenu sur trois points :
-  la question des sondages : qui les demande, quand et pourquoi, quel impact les sondages ont sur les décisions politiques.
-  Comment se fabrique un sondage, qu'est ce qu'un panel, comment s'interprètent les résultats.
-  Quel est le rapport des français à la politique en général, aux hommes politiques, les raisons du vote au dernier référendum et aux dernières élections. La question de l'attente du leader homme providentiel…

François Villeroy, PDG de CETELEM et ex membre de cabinet au Ministère de l'Economie est intervenu sur le rapport du monde économique et du monde politique. Il nous a aussi relaté sa manière de voir le travail des hommes politiques à partir de son expérience au cabinet du Ministre de l'économie.

Claire Villiers, Vice Présidente du Conseil Régional Ile de France nous a parlé des missions et du fonctionnement du Conseil Régional en général et de sa manière d'assumer son rôle de Vice Présidente en charge de la démocratie, des actions qu'elle y mène, des limites qu'elle rencontre et de la réalité quotidienne d'une élue telle qu'elle est.

Marie Blandin, Sénatrice nous a parlé du fonctionnement du sénat, de la manière dont se fabriquent les lois, de son rôle de Sénatrice, des relations entre sénateurs, des travaux qu'elle effectue dans le cadre de ses missions. Elle nous a aussi parlé du lobbying au Sénat.

2/ Puis nous avons consacré 12 journées sur un travail plus théâtral alternant 6 journées sans invités extérieurs pour travailler sur les situations amenées par les participants eux mêmes et 6 journées dédiées au travail avec 7 invités extérieurs pour mettre en scène les situations problématiques concrètes qu'ils nous ont amenées.

1/ Le Maire de Montataire et deux de ses adjointes nous ont consacré une journée pour nous permettre de travailler sur le rôle des élus municipaux et les limites qu'ils rencontrent soit au sein de l'équipe municipale elle même soit avec les habitants de la ville, notamment leur relations avec les jeunes de la commune. Ils nous ont raconté les situations dans lesquelles ils sont en questionnement et nous les avons mises en scène. Ils ont participé eux-mêmes aux improvisations.

2/ M Le Duigou, syndicaliste CGT nous a consacré une demi-journée nous a permis de construire des séquences théâtrales sur la manière dont se sont déroulées les négociations entre le gouvernement, les syndicats patronaux et les syndicats salariés sur la retraite et sur la pénibilité au travail, négociations auxquelles il a participé et qu'il nous a relatées en détail.

3/ Nous avons aussi fait intervenir une demi journée l'association Le Pavé qui a mené avec nous un travail sur le vocabulaire et la fabrique de l'opinion à travers à travers les mots. Nous avons analysé des articles de journaux, réfléchi sur la manière dont les mots que nous utilisons forgent notre manière de voir la réalité. Nous avons préalablement à l'atelier emmené tout le groupe voir le spectacle de Franck Lepage qui traite de notre sujet de travail à travers l'histoire du Ministère de la Culture et du Ministère de Jeunesse et Sports.

4/ Cinq participants dont des fondateurs du réseau éducation sans frontière nous ont permis de mettre en scène le quotidien de leur action et ont mis en travail cette questions à laquelle chacune des 5 personnes de RESF répond de manière différente qui est : est ce que ce que vous faites est de l'action politique ou non ? Ils ont passé une journée complète avec nous et ont participé eux mêmes aux improvisations.

5/ Claire Villiers est revenue dans notre groupe pour une journée complète. Nous avons ainsi pu travailler avec elle sur les actions qu'elle met en œuvre comme élue, sur le fonctionnement du Conseil régional Ile de France, sur les rapports entre les élus et les fonctionnaires techniciens du Conseil Régional et sur la question de la difficile mise en place de la participation des habitants à l'échelle de la région. Nous avons joué ses récits sous son contrôle afin qu'elle corrige nos erreurs d'interprétation.

6/ Deux militants anti OGM et faucheurs nous ont permis de mettre en travail la question du rapport à la loi et à la légalité, de travailler sur le rôle des militants et des contre-pouvoirs dans la démocratie. Nous avons improvisé avec eux des situations concrètes mettant en lumière leur action et leur manière d'envisager leur fonction militante. Nous avons enfin travaillé avec eux sur la manière dont se fabrique l'opinion à travers l'histoire de leur mouvement , la manière dont la presse en fait écho et la manière dont ils travaillent sur l'Opinion. Ils ont passé une journée complète avec nous et ont dirigé nos improvisations.

7/ Nous avons enfin passé une journée avec Marie Hélène Dechaux, fonctionnaire de la DGAS qui nous a permis de travailler sur le rôle des fonctionnaires d'un Ministère et plus particulièrement de la mission qui a été la sienne concernant l'évaluation des politiques publiques par les usagers les plus en difficulté. Nous avons improvisé les situations concrètes qu'elle nous a apporté sous son contrôle.

Durant les 6 journées sans intervenants extérieurs, nous avons travaillé avec les participants à partir des questions que les intervenants extérieurs nous ont amenées, à partir des situations concrètes relatées par les participants sur leur propre rapport à la citoyenneté, à ce qui amène chez eux le sentiment d'impuissance ou au contraire les met en action, sur les fonctionnements des groupes humains…. A travers tout cela, nous avons taché d'aider chaque participant à se questionner sur sa manière d'exercer sa citoyenneté et de construire collectivement les bases de ce que le groupe veut mettre en débat public avec son spectacle.

3/ L'écriture du spectacle :

Durant l'été 2008, Jean Paul Ramat et Fabienne Brugel se sont chargés d'écrire le spectacle pour le groupe.

Le spectacle a été conçu à partir de trois personnages : Socrate et deux citoyens qui réfléchissent sur ce qu'est faire de la politique dans notre société et propose un parcours qui va de la participation citoyenne proposée par nos institutions à la désobéissance civile. Leur réflexion se fait à partir de situations concrètes qui constituent les scènes sur lesquelles le forum est proposé au public, au début des très courtes séquences sur la vie quotidienne, puis des scènes montrant des élus en action, puis quelques grands sujets : la participation des citoyens les plus précaires, la question des étrangers sans titre de séjour, la citoyenneté au travail, les mouvements sociaux liés à la réforme de la retraite, la question des ogm.

4/ La session en résidence fin aout 2008 (6 journées) Les répétitions ont commencé avec tout le groupe pendant la dernière semaine d'aout à Daglan dans un centre de séjour appartenant à la ville de St Denis . Cette semaine a constitué un temps très fort pour chaque participant et pour le groupe. Nous avons pu travaillé de manière intense et la vie collective a été très riche. Daglan, dans la tête de tous ceux qui l'ont vécu, c'est une utopie réalisée sur une semaine.

5/ Les répétitions à Montreuil (12 journées) Elles ont été organisées sur tous les week-ends de septembre à La Parole errante à Montreuil puis les premiers jours d'octobre.

6/ Le spectacle Il a été joué le 4 octobre à la Parole Errante à Montreuil en deux représentations pour 820 spectateurs.

7/ Le bilan collectif de l'action a eu lieu le 5 octobre à la Parole Errante à Montreuil.

C/ Les lieux de travail

Nous avons travaillé jusqu'en juin avec le groupe dans les locaux du kaléïdoscope, lieu d'accueil de jour de personnes qui sortent de la toxicomanie. Le kaléïdoscope met ses locaux à notre disposition gracieusement.

En aout, nous avons séjourné dans un centre de vacances collectives situé à Daglan et appartenant à la Ville de St Denis.

Les répétitions de septembre et le spectacle du 4 octobre ont eu lieu dans les locaux de la parole Errante à Montreuil qui sont mis gracieusement à notre disposition. C'est un lieu du Conseil général du 93 affecté à Armand Gatti (écrivain et homme de théâtre)

D/ Les 35 participants

Ana . Habite Poitiers. Est au RMI. Andrée . Habite entre le Tréport et Paris. Institutrice retraitée. Anne . Habite Paris. Journaliste à « La Vie » Arlette t. Habite Marseille. En AAH. Aude . Habite Paris. RMI. Christine . Habite Paris. RMI Claudine . Habite Montataire dans l'Oise. RMI. Etienne . Habite la région Lyonnaise. Actuellement employé aux espaces verts. Farid : Habite Strasbourg. AAH Ibrahim : Habite Strasbourg. Au chômage. Ida : Habite Strasbourg. Salariée dans un centre social. Isabelle : Habite Paris. Salariée de France Télécom. Jacqueline . Habite Strasbourg. Enseignante retraitée. Jocelyne : Habite Brest. Femme au foyer. Julien : Habite Paris.Handicap neurologique. Laura . Habite Strasbourg. Artiste plasticienne Lilianne : Habite Strasbourg. Conseillère municipale et invalidité. Mamadou . Paris en situation de quasi SDF. Marc : Habite Daglan. Directeur d'un centre de vacances. Marie :Habite Paris. Orthophoniste. Martine : Habite Lysy sur Ourq. Statut d'asile. Sans emploi. Maryse : Habite Brest. RMI. Maryse : Habite Colombes. En longue maladie. Mayalou : Habite Chelles. Sans papiers. Michel :Habite Paris. Salarié du CE de France Télécom. Mickael : Habite Paris. animateur pour la solidarité internationale Marie Rose : Habite Strasbourg. Psychothérapeute. Noella : Habite Villemomble. Femme de ménage en emplois précaires. Patricia : Habite Paris. AAH Perrine : Habite Chelles. Etudiante. Philippe : Habite Antony. Journaliste à La Vie. Réjane :. Habite Chelles. ASS. Renée : habite Angers. ASS. Robert : Habite Gonesse. Retraité. Véronique : Habite Strasbourg. RMI.

E/ L'équipe de NAJE

Une musicienne : Catherine Lamagat

10 comédiennes et comédiens de NAJE : Fabienne Brugel, Farida Aouissi, Clara Guenoun, Marie-France Duflot, Danielle Cuny, Fatima Berrahla, Jean Paul Ramat ,Pierre Lénel, Mostafa Louahem-M'Sabah.

Un créateur Lumières : Patrick Clitus Un régisseur général : Pascal Thang Et 4 technicens pour le montage et le démontage des lumières et du son.

F/ Les apports extérieurs en terme de traces :

Deux reportages ont été réalisés et sont actuellement disponibles sur internet (lien par le site de NAJE) : l'un sur la phase de répétitions et le deuxième sur le spectacle.

Par ailleurs, trois photographes ont fait des photos du groupe en travail et en spectacle : Laura Martin, Chloé Delpont-Ramat et Michel

G/ Les bilans des participants

1/ Les bilans en cours d'action :

Chaque session de deux jours, nous avons fait des bilans avec le groupe concernant la vie du groupe, la manière de faire le travail ensemble et le contenu même de notre réflexion et du spectacle à créer. Ces bilans ont permis de réguler la vie du groupe et nous ont permis d'infléchir nos manières de travailler tout au long de l'opération. Ils ont surtout permis que le contenu de notre production soit sans cesse requestionné par les participants du groupe, modifié… de manière à ce que chaque participant soit partie prenante de l'élaboration collective. Nous ne pouvons en retracer ici le contenu car ce serait trop fastidieux.

2/ Le bilan de fin de séjour à Daglan fin aout :

Fabienne : questions du bilan :

-  qu'est ce que cette semaine de travail à Daglan a apporté à votre travail de comédien et au travail du groupe.
-  Quelles sont vos réserves
-  Sur quoi vous êtes rassurés/inquiets pour la suite du travail.

2 minutes de réflexion en silence avant que chacun réponde.

Christine : Perso : plus concentrée pas parasitée par problèmes personnels Groupe : meilleure cohésion, plus de complicité Réserves : rythme trop intense, manque de temps libres, deux semaines ? Rassurée : connaître mon texte. Pas inquiète, reste 4 week-end.

Marie : Etre entièrement toute la journée a permis qu'on travaille plus, plus de jeu. Apprécié le travail sur le corps. 4 fois la même scène un peu lourd. Temps de respiration. Auris aimé qu'on ait plus de jeux (miroir, bataille) Réserves : pas plus longtemps Suite : rassurée car déjà travaillé les émotions. Inquiétudes : problèmes indisponibilités (je vais rater trois samedis). Comment rentrer si pas là tout le temps ?

Véronique : Personnel ? Me situe que par rapport au groupe. Bien dans le groupe. Plus joué avec les autres. Etonnée avancer aussi vite. Pas de réserves. Appréhension : rentrée en vélo.

Andrée : Pris conscience que j'ai le trac avant de rentrer en scène et dans ma vie. Groupe : solidarité, écoute, échange Réserves : étonnée manque de respect des consignes données par Marc et les comédiens. Mégots dans le champ. Aurais aimé un temps pour travailler avec quelqu'un sur ma phrase même si petite. Rassurée : apprentissage Inquiétude : peur de ne pas garder sa concentration au moment du jeu

Clara : Semaine qui met du sens sur le contenu du spectacle en lien avec le lieu. Marc OGM. Lieu où je milite depuis six ans. Rassurée sur l'engagement de chacun de nous, investissement. Pas eu à aller chercher les gens. Pas de craintes.

Renée : Etre ici apporte de la rigueur. Laissé le portable etc. Bien passé avec le groupe Inquiétudes : respect du texte, les phrases ne sont pas les miennes. Je dois prendre d'uatres automatismes. Repères dans la manif : quand reprendre les voix ?

Anna : Je vous aime beaucoup. Progrès dans le travail théâtral, envie de jouer Inquiétudes : pas la globalité du texte dans la tête pour gérer entrées, trucs etc Rassurée : Pas stressée le jour du spectacle, je vais y aller, je vais donner. L'an dernier non.

Réjane : Je suis moins réservée . je vais enfin vers tout le monde. Autre sens dans ma vie être en groupe. Compris qu'il faut vraiment que je reste attentive aux scènes, d'un bout à l'autre. Peur ! Peur du spectacle, de la suite, le trac

Etienne : Crainte : première scène avoir la bonne intention. Ai demandé à Marie France de me faire travailler. Pas de meilleur cadre pour travailler sur ce spectacle. Semaine nécessaire (Paris travail découpé). Pris de tout le monde une grande énergie pour pouvoir emmener jusqu'à la fin.

Marysa : Cadre très porteur, nourricier, comme un retour aux meilleures choses (nature) que je connaissais après m'être punie. Ai pris conscience du ménage à faire pour la concentration. Le public nouveau pour moi. Je m'y force pas. Utile. Phrase de Fabienne : « Je ne vous demande pas de réussir mais de se mettre dans les meilleures conditions » … Réserves minimes, pas sur le travail, secondaire.

Claudine : Plein de gens qui m'ont apporté beaucoup de choses, notamment les conversations avec Patricia. Groupe a donné beaucoup. Pas toujours dans la veste du comédien. Trop grande pour moi. Rythmes perso difficile mais progrès. Moins d'angoisse. Encore trop. Pas de doutes. On verra sur place. Texte, apaisant, c'est comme d'écrire c'est posé, après on peut se l'accaparer.

Aude : Un mieux être comme comédienne. Mieux être ressenti. Rythmes-lieu : fluidité bienveillante, porteuse, régénératrice. Quelque chose qui ne se calcule pas, qui est offert. Réserves : manque de jeux créatifs Apprécié travail avec Catherine sur les percussions, ça faisait partie du travail. Cohésion entre tous, implication dans le travail. Manque création, innovation Suite du travail : garder ambiance, acquis Travail dans mon groupe (la scène du parti) : bijou Ecoute sensibilité Scène des retraites : assez lourd quelque part.

Anne : Pris conscience que le travail de comédien est collectif, que c'est même une création collective, un trux qui se passe, alchimie. Marielle : un peu déprimé tous et un peu chahutée. Groupe bienveillant. Expérience un peu rare. Sans tensions. Ecoute. Se faire confiance on se porte. Pas de craintes pour la suite du travail. Scène des retraites un peu longue.

Marie Rose : Très contente. Failli ne pas être là. Aurais loupé quelque chose. Comédienne mot fort pas approprié. Etre toujours dans le théâtre, le texte vient plus facilement. Continuité : plus naturel plus facile être moi, le théâtre n'est pas quelque chose d'autre. Groupe : privilège de pouvoir faire partie de ce groupe dans ce lieu où il y a des gens qui se battent. Martine. Vigilance important. Pas de crainte. Vie de groupe. Soutien. Ca coule ça file.

Laura : Comédienne non. Jouer dans une partition. Première expérience, première fois de ma vie que comédienne. Plus dans les choses. Je fais le travail, ou plutôt j'essaie. Dans cette histoire d'engagement, plus par rapport au groupe que perso. Tout à fait confiance dans le groupe. Suite peaufinage. Pas de réserves.

Michel : Grande première. Passé dans une autre dimension,. Peur de ne pas contrôler à l'arrivée. Mieux qu'un commissariat. Le lieu a aidé. Me suis fouillé. Ai essayé de me mettre à poil. Pas suite en prison à mon grand étonnement. Ca a été dur. Commencé un tout petit peu à faire passer dans mon corps ce que je savais intellectuellement. Comme le chant, plus j'écoute les autres plus j'arrive à trouver ce que j'ai à dire. Le plaisir. Réserves : me plairait de faire du travail hors texte, des petits jeux.

Intervention Marie France problème Maya Lou/ fumée

Jacqueline : Génial, pas comédienne mais aime jouer. Me mets dans le travail, ai de l'énergie. Partition collective. Confiance au groupe. Un théâtre pas séparé de la vie, du politique tout le temps Comme une utopie qu'on arrive à faire, Pas de réserves.

Maryse : Je ne parle pas beaucoup. Aimé arrivée à Gourdon. Tous là tous bien accueillie. Merci à Marc de son intervention pour moi (pb perso ?) Reste sur mes peurs de ne pas réussir. Rassurée mais peur en moi.

Noella : 4 ans pour moi mais toujours un immense bonheur. Cette année mémorable. Longtemps que je n'avais pas vécu ça. C'est une chance. Manqué de ne pas travailler avec tout le monde. La campagne, avoir cette chance. Réserves : Tous petits apartés pas grand chose. Magique pour moi de travailler avec vous tous, tout ce groupe, toutes ces petites attentions. Craintes : certaines scènes qui me touchent trop. Essayé. J'ai tout oublié ici. Une maison etc… Pas pressée de partir. Un tout quoi. J'aime tout le monde. Une vraie amitié, un vrai bonheur.

Michel : Nouveau pour moi. Merci de m'avoir accepté.

Mamadou : Heureux de venir ici. Ca me fait travailler beaucoup. Grâce à vous tous je commence à avancer sur mon travail. Marc et Clara. Je me sens mieux avec vous tous ici. Quelque chose de réciproque. Vous remercier pour l'anniversaire de Véronique.

Ida : Beaucoup senti de choses par le corps. Découverte. Puissant quoi. Emotion. Et j'ai eu du mal à le gérer. Surprise par la tournure du spectacle. Ne m'attendais pas à ça. Aujourd'hui ai compris le sens de Socrate et du spectacle. Craintes : travailler avec cette présence. Texte ok mais c'est avec le corps que j'ai vraiment du mal. Aime pas les bilans. Se montrer devant 40 personnes. Avant 40 individus. Le groupe comme ça il me fait peur. Ne peux pas faire confiance à tout un groupe entier. Me fais violence. Tout le monde arrive à se voir dans le groupe, je ne sais pas où je suis là-dedans. La place et tout, je n'arrive pas.

Arlette : Marc, Fabie Merci ! Ai bien décompressé. Me suis bien intégrée dans le groupe. Avancé dans les scènes. Progrès à faire. Se concentrer. Scène des retraites. Peur pour la suite. Arriver à se concentrer. Regarder droit, être dans le rythme. Autrement bien passé.

Catherine : Pas évident en création les trois premiers jours. Gérer ça avec le groupe. Tempérament solitaire mais tellement rien par rapport à ce qui s'est passé avec le groupe. Pas de peur. Groupe cohésion très forte.

Marc : Comédien, j'ai joué le rôle de directeur centre vacances. Pas très à l'aise par rapport à ce que vous faites. Expérience de groupe très pauvre. Pas rentré dans le groupe même si de la relation avec beaucoup d'entre vous. En confiance pour la suite. Ce que j'ai vu est gigantesque. Sens phénoménal, ça dépasse mon imagination. Chance, privilège, non. Au contraire, eux qui ont de la chance, mérité d'être ici, plus que mérité. Appréhension : ne pas être à la hauteur de votre combat car.je trouve qu'il est puissant.

Julien : Cercle, je ne m'y ferai jamais. Rôle de patron, beau cadeau, pas de champ pathologique., extérieur à moi même. Dur à rentrer dedans mais plaisir. Lieu possibilité de s'isoler. Balayées craintes individuelles. Habituellement une sortie à la Don Quichotte, ne sera pas le cas les autres week-end, aurait déjà été fait. Pas de petits groupes, gens qui vont chercher ceux qui décrochent. Craintes : thèmes abordés me touchent mais pas complètement dedans. Pas être complet. Etre dedans de manière extérieure.

Perrine : Personnel : apporté parce qu'on a travaillé. Du mal à faire le balancement entre boulot théâtre (conservatoire) et boulot à Naje, un peu perdue. Vie du groupe de la vie, de l'espace, de belles histoires. Un vrai combat qui se mène, une utopie. Confirmé ce que j'estime à Naje. Ici autour d'un projet en tant que personne. Dans mes bagages, plein, tous différents. On y est en amitié. Qu'on n'a pas d'autre statut. Echange. Niveau réciproque cf Marie Rose, pas du bla bla pas des pros, dans un truc avec les histoires de tout le monde, depuis la racine. Craintes : même pas peur.

Farida : Bluffée par les compétences du groupe. Compréhension immédiate. Première fois. Bravo. Implication tous ensemble. On va faire la même route. Espère qu'on va revenir l'année prochaine.

Maya Lou : Remercier tous les amis qui m'ont aidée. Aude, Andrée. Je continuerai jusqu'au bout, je serai toujours avec vous.

Caroline : Progrès dans travail. Groupe, rapprochée d'un peu tout le monde. Craintes : louper des répétitions, dur à rattraper.

Pierre : Moins dans le groupe que sur les projets précédents. En lien avec des questions personnelles. Rien à voir avec le fonctionnement du groupe. Pas de réserves, aucune crainte. Engagement des autres exceptionnel. Le To c'est l' Essence du théâtre, prolongement du chœur antique. Semaine pas un plus, c'est le projet même : imbrication du projet de spectacle et de la façon dont on le construit. C'est la façon dont on travaille qui est important. Possibilité de refaire quelque chose comme ça ?

Marie France Très contente de l'organisation du travail, comédiens. Répartition des gens soulageant. Personne de perdu. Groupe cohérence et pas de pesanteur, chacun vaque. S'isoler. Toujours trouver quelqu'un. Groupe très porteur, s'auto porte. Fière jouer accordéon, peur fausses notes.

Mikaël : Bizutage assez sympa. Plaisir. Rythme élevé plus sensation vacances, propice à la création. Cadre mais permis de tenter des choses. Groupe bienveillant. Impatient de recommencer. Rentrer dans l'inconscient, vous laissez la place. Chaque être est une chance pour le groupe, on l'expérimente ici. Possible de vivre avec différences, convergences et qu'on arrive à un sacré résultat en une semaine. Réserves : une demi heure dans les toilettes à Sarlat. Maintenant je chanterai si je me fais enfermer. Bémol : tous week-end déjà prévus pour septembre.

Fabienne : Non, oui et non. Très ravie semaine. Travail. Implication. Pour moi c'est le travail qu'on a çà faire qui nous réunit. Groupe aide à ce travail, c'est parfait.

Farid : Première expérience. Intervenants, militants… Chapeau. Aussi à ceux qui ont écrit. Balèze. Travail stressant, horreur qu'on me fasse speeder. Plutôt cool. Lieu sympa. Permet de décompresser.

Fatima : Grande respiration dans le groupe. Formidable. Courants qui passent et qui trépassent. Rythme a donné une envolée à chacun de nous. Chacun a pris le texte à bras le corps. Compréhension. Aller chercher. Deux filages, a permis de monter.

Cathy Exceptionnel d'être là avec vous sans que personne m'ai demandé ce que je venais faire là ; c'est bien que je sois là, pour tout le monde, pour moi mais je ne sais pas pourquoi.peut-être que je jouerai, peut-être pas. Quelque chose de très long à imaginer que je peux faire la même chose que vous. Je viens aussi avec ma fille, confiance totale avec vous vis-à-vis d'elle. Fort pour elle, ça me touche, me donne confiance, même dans ma relation avec elle.

Raphaël : Emotionnellement très fort, le filage. Groupe : probité envers soi même envers le groupe et envers le monde. Honnêteté totale et complète.

Mus : Implication complète. Sens du projet. Aimé temps de création. Temps rassemblement après dîner. Cohésion du groupe. Pas à Paris. Lieu ok. Réserves : préparation du forum.

Jocelyne : Très contente d'avoir intégré le groupe. Me suis embarquée. C'est une sacrée troupe quand même. Le site. C'est voir tout le monde. Met en confiance. Aide chacun. Maintenant va falloir faire autant pour le mois de septembre.

Liliane : Lieu ; Enfance. Collège, les prés…. A permis de s'intégrer, de se sentir dans le groupe. Socrate : quelque chose qui m'a vraiment réjouie, un personnage que j'aimais dès le collège. Heure est grave, il est temps de se remettre à réfléchir. Autre gravité : En même temps qu'un Tribunal qui condamnait. OGM. Rien lâché. Théâtre, réalité. Bien sentie avec le groupe. Ai retrouvé quand on était jeunes, on était solidaires. Pas de réserves. Merci Fondation. Semaine passée agréablement. J'espère qu'on va pouvoir convaincre que l'heure est grave.

Jean Paul : A 40 on est plus intelligents que tout seul. Bilan de la démarche. Semaine a permis de travailler ensemble la démarche. Sensation agréable. 1 compagnie de 40 comédiens. 1 comédien est celui qui fait le boulot. Il faut être à 40. On ne le fait pas tout seul. Avais un peu peur avec Socrate. Gonflé ! . Pas une phrase historique de Socrate, propos rapportés, cf Platon. Après tout on peut bien. Pont sur 2500 ans d'humanité. Ne devaient pas être plus de 40 autour de Socrate. Climat devait être sensiblement le même. Craintes : Retour, très peu de temps, tous les intermèdes. Ici on a du temps. Par contre vous fais confiance.

Danièle : Après ces huit jours intemporels, ceux qui ont encore envie de rentrer à Paris peuvent venir chercher leurs billets de train.

3/ Le bilan final des participants le dernier jour de l'opération :

Excusés : Phlippe, Mickaël, Patricia, Anne, Mustapha

Marie France : Deux questions Le contenu : ce que cela m'a fait sur ma réflexion politique Le contenant : ce que j'ai vécu avec ce groupe

Etienne : J'ai aimé jouer dans cette salle où le public est près et proche. Cette année le groupe s'est soudé dès le départ tout à fait, plus que les années précédentes. Je ne me rendais pas compte que je fais de la politique et je suis content d'en faire.

Robert : C'est le spectacle le plus abouti auquel j'ai participé. Le lieu m'a rappelé la Laiterie à Strasbourg où on est au contact des spectateurs. Spectacle bien construit . Me renforce dans mes idées sur la politique sauf tous pourris parce que ça il faut s'en défendre, trouver la véritable raison. Très heureux de l'accueil que j'ai eu à mon retour. Je vais partir mais quelque chose reste. Je reviendrai..

Martine : Je suis depuis longtemps à Naje mais hier j'ai senti qu'on était dans un niveau supérieur de théâtre. Professionnel. J'ai aimé Socrate : je me sentais en Afrique. Costume de Socrate : parallèle avec les sages, chefs coutumiers. Ca correspondait avec son costume, le rôle qu'il avait. Je continue l'an prochain.

Jacqueline : Je suis venue sur le contenu. Etre dans le politique et être dans le théâtre. J'ai redécouvert par l'expérience du groupe que pour créer un rapport de force il faut créer du collectif. Ce groupe, ce spectacle, du collectif sensible et de la réflexion. Un acte qui m'a confirmée. J'ai trouvé plus que ce que je pensais. Beaucoup de plaisir à vivre tout ça.

Marie : Je n'avais pas envie de venir sur le sujet politique et en fait je l'ai porté complètement. J'avais même oublié que j'étais partie avec ça. J'ai senti appartenir à une société plurielle et qu'on pouvait faire quelque chose ensemble car le groupe a été très présent. Maintenant je vais aller m'engager aussi ailleurs qu'à Naje.

Aude : Comme Marie, je n'accrochais pas au thème pour des raisons personnelles. Mon père franc-maçon, des choses pas nettes dans sa manière de se mettre en action et le travail ici m'a délivrée de la difficulté avec ce passé, adouci la frustration. J'étais mal partie. Mes copines ont adoré le spectacle. Importance des musiciens.

Claudine : A part les émotions que je gère mal, que je ne sais pas gérer. J'étais spectateur. Il a fallu la dérision. Le spectacle m'a rendu quelque chose, ça m'a porté cet espoir. Pas oublié les luttes des anciens, la boucle est bouclée, on peut reproduire et faire grandir l'espoir. Je mettrai le T-shirt Faucheur volontaire pour provoquer la discussion avec mes voisins. Le groupe et moi on est liés depuis longtemps. Je n'ai pas encore réalisé les progrès que j'ai fait car c'est énorme, la mise en danger dans laquelle je me suis mise, en me shootant au gingembre pour y arriver. J'ai trouvé du bonheur, autre chose que le sentiment du devoir accompli. C'est le groupe et c'est Daglan.

Réjanne : Je n'aime pas cette salle, je la trouve froide. Depuis Daglan, j'ai découvert une relation entre les personnes que je n'oublierai pas.

Renée : Le sujet Politique m'allait à merveille. Socrate une super idée. Salle : super, il y a quelque chose qui s'en dégage. Une salle nue qu'il faut habiter. Tout super. Daglan merveilleux. Relaxation totale. Bien être.

Perrine : Sur le plan politique, je me dis la même chose qu'au début. Hier les deux spectacles et maintenant je me dis que la politique c'est difficile, compliqué. J'ai toujours plein de questions et pas de réponses. J'ai profité de ce spectacle par rapport au groupe car j'ai la conviction que la politique se construit quand on est au coude à coude pour faire ensemble, la politique émane de rapports réciproques, aimer les gens. Trouvé ça dans le groupe. De l'autre coté le spectacle avec les partis, les syndicats … On reproduit des trucs qui sont durs. Quelle forme d'organisation on trouve ? Aucune réponse. Je vais continuer à m'engager car c'est grave mais je ne sais pas.

Laura : J'ai redécouvert le théâtre forum car je n'avais jamais participé vraiment. Outil très fort qui va changer des choses dans mon métier de photographe. Théâtre image, mais les images ne suffisent pas, il faut un kaléidoscope autour. La question politique m'effrayait mais il y a le vivre ensemble. J'ai clarifié beaucoup de choses dans ma tête sur les questions politiques. Beaucoup aimé le partage- incroyable qu'on y arrive ensemble. Les accrochages n'ont pas remis en cause l'ensemble. Très envie de continuer.

Ana : On se quitte c'est dur. Je ne voulais pas venir sur le sujet du politique au début. J'étais un peu paumée en début d'année. Les interventions ça a été dur pour moi. Du mal à suivre le travail intellectuel. J'ai collé des autocollants « no passaran » en revenant de Tunisie car colère en moi. Gros déclic en cours d'année. J'ai beaucoup moins peur des gens… Le théâtre je kiffe trop ! J'ai le trac mais c'est un vrai plaisir. Je vous remercie tous et je vous aime.

Véronique : La politique ça ne me plaisait pas, le sujet. Le contenu : pas vraiment compris. Complexe les retraites, les OGM… Pourtant le spectacle est bien. De la politique sans m'en rendre compte ? rassurée. J'aime beaucoup cette salle devenue chouette. J'aime aussi beaucoup Montreuil.

Andrée : impression d'être revenue au début. Théâtre forum pour faire de la politique. Ca a repris le sens que ça avait pour moi. Outil nécessaire pour les luttes politiques. Je perds la mémoire mais j'ai découvert un nouveau chemin de mémoire. Amitié très fort cette année.

Arlette : Merci à Fabienne. Je suis contente de vous retrouver, tout le temps. Politique : J'ai appris qu'il faut faire attention où on met les pieds.

Michel : Je suis content parce que j'ai rencontré des gens, des personnes, et qu'il y a des personnes qui m'ont rencontré. Ai dépassé des peurs que j'avais depuis longtemps. J'ai toujours peur mais ça a fonctionné. Les gens ont dit c'est bien votre troupe et je disais c'est pas une troupe mais si, c'en est une. Moi qui aime bien la politique, je suis content parce que qu'est-ce qu'on en a fait ! C'est ça en faire pour moi, se poser des questions ensemble, essayer de voir ce qu'on peut faire ensemble. Après je veux bien déléguer à des personnes qui mettent en travail ce qu'on a décidé. Content de repartir avec plein de questions. Je vais encore chercher.

Ida : Je ne savais pas que je faisais de la politique. Je croyais en être loin. Depuis toujours des choses justes ou pas justes… je croyais qu'il fallait avoir fait l'ENA … Je suis contente d'avoir fait forum même si je n'ai pas tenu autant que j'aurais voulu, tant pis. Je vais continuer à défendre contre le pas juste. Je vais continuer. Je ferai attention aussi… Tout positif.

Marysa : submergée par beaucoup de choses, je vais enlever les verbes etc, juste dire des mots pour simplifier : rencontres riches échanges, dépassement de soi, prises de conscience multiples, contrôle de l'émotion et lâcher des émotions. Y a eu du boulot de fait et ça continue !

Catherine : Deux moments très forts à la fin des représentations, quand vous étiez tous là devant moi. J'ai revu tout le monde depuis des années. Le chemin et le mien aussi. Daglan, j'apprends des choses de vous. Leçons d'humilité. Extraordinaires d'être simples comme vous êtes à aller les uns vers les autres. J'ai été très touchée de la manière dont vous m'avez entourée le week-end dernier. Des choses toutes simples. Exceptionnel. Il faut le goûter. Peut être de l'ordre d'une naissance, je ne sais pas.

Christine : L'année avait commencé dur pour moi, problèmes dans ma vie mais … Le groupe me nourrit. Clara super, Cathy aussi, entre autres… Daglan nous a soudés. Pas assez de pauses., encore des gens que j'aimerais connaître mieux. Niveau politique je trouve qu'on est culottés d'avoir fait ça ensemble.

Danièle : J'ai découvert la démocratie sur un mode utopique à Daglan. Dirigés vers quelque chose, avec quelque chose qui tenait compte des participants. Idéal. Leçon de politique et de démocratie. Ca a continué à Montreuil. Envie d'investir la salle. Quelques dirigeants devraient venir faire un stage à Naje.

Julien : Mur invisible au plan humain, pas avec l'atelier du 19ème mais avec le groupe national. Une maison étrangère. Cette sensation s'est beaucoup estompée. Beaucoup de questions. Je repars avec.

Mayalou : J'avais peur pour parler mais Marie m'a donné le courage. Hier j'ai parlé et tout le monde me regardait. Je vais parler vraiment ? Fabienne me garde pour ça ? Fabienne contente ! Je vais rester.

Marie Rose : Ca m'a questionnée sur le positionnement. Entre la sénatrice et l'employée, faut pas le même courage pour parler et moi je rêve d'un monde où tout le monde peut dire, je crois que vous ne m'avez pas bien entendue … Ce groupe apporte toujours ça.

Clara : Ni envie de me syndiquer, ni d'entrer dans un parti … Je continuerai à faire de la politique comme je la fais, encore plus m'impliquer sur les sans papiers. J'ai eu très vite confiance dans notre groupe. Et eu des projets pour notre groupe. Ca a fonctionné. Lié à notre manière de militer. Daglan, jouer deux fois … J'ai senti cette année dans le groupe que les choses étaient portées collectivement. Etre avec ou être en décalage. Très fort pour moi sur la musique, je ne voulais pas être en décalage. Il y a eu des moments. Ce projet c'est être avec !

Noella : Daglan m'a fait un plaisir immense. Je me suis éclatée comme une folle et ça faisait des années que ça n'était pas arrivé. Plus ça va plus la politique m'intéresse et je m'aperçois que j'en ai fait beaucoup avec vous. J'arrive à parler de ça maintenant avec les gens, partout même dans le métro. Ce groupe me permet d'ouvrir ma grande bouche. J'avais jamais pensé pouvoir le faire. J'ai bien aimé faire le forum. En public je n'ai pas pu. Excusez moi pour hier soir, pas bien dormi …

Fatima : Daglan a été fédérateur énergie engagement de chacun de nous. Le coté politique c'est pas le pouvoir mais l'engagement de chacun plus le travail, donner au public l'envie de s'engager dans la lutte.

Farida : C'est un compliment pour vous tous. Mon frère a trouvé qu'on était des pros. Le niveau de jeu l'a vraiment scotché par rapport à avant. Frustrée toujours par le forum. Spectacle super. Forum très dur. L'idée de Clara qu'on pourrait faire une pause entre spectacle et forum, il me semble aussi que ça pourrait aider, que le forum serait plus riche. Sinon trop de trucs d'un coup. Je pense à retenir sur les projets nationaux.

Maryse : Merci d'être sympas. Daglan a été très fort. Je me suis sentie beaucoup mieux cette année avec vous. Je suis sortie de la colère de moi même. Dur pour après.

Jocelyne : Contente d'avoir intégré ce groupe, de l'amitié de chacun. Daglan a permis qu'on se rencontre tous. Oser aller de l'avant avec des propositions diverses pour jouer. L'histoire du politique ça ne me disait rien, tous nos sujets sont compliqués et y aura du travail à faire pour changer le monde. Très importants tous les sujets, m'impliquent énormément.

Marie France : J'ai beaucoup aimé jouer deux fois hier, toucher un public qu'on n'aurait pas eu autrement. Expérience à renouveler car triste tout ce travail et cette qualité de ne pas faire pour plus de monde. J'ai aimé qu'on soit restés longtemps sur les OGM parce que ça a permis un vrai travail de fond. Je suis étonnée du projet mais aussi du groupe, avec la difficulté de cette salle, se coltiner des tâches matérielles, la cuisine, conditions pas faciles. Fabienne fatiguée, Jean Paul exécrable… On se dit Trop c'est trop mais finalement ça marche, le groupe prend et on y arrive. Toujours ce regret quand même que le monde ne change pas un peu plus vite. Envie d'un truc plus décapant quand même contre le libéralisme, pas juste rentrer chez soi. Quand est-ce qu'on va les dégager ?

Pierre : Politique : deux choses remarquables. Sur le groupe, fonctionnement coté un peu miraculeux. La politique c'est ce qu'on fait ici en articulant transformation personnelle et transformation collective…. C'est une nouvelle définition de la politique… Dans le spectacle on annonce la mort de Socrate… ce n'est pas chez Socrate, pas chez Marx… il faut se débarrasser de la politique de papa. De la politique émerge une incertitude radicale (ex : les OGM : « Je ne sais pas … »). L'incertitude est au centre de la politique aujourd'hui.

Liliane : Daglan très fort car retrouvé quelque chose de l'enfance, les années de collège où on ne pouvait rien laisser passer. Dans la scène des retraites, la CFDT, c'est la technique du bouc émissaire. Les gens de la base n'avaient qu'à passer par dessus Chérèque. Les syndicats auraient pu aider à dégager les dirigeants. Exhumer Socrate important. Il n'y a pas d'oracle en vue. Les oracles c'est nous. Très énervée par la personne qui a dit que les OGM c'est pas un problème de santé publique quand nous on dit on ne sait pas. Faut aller dans les partis militer et faire arrêter les conneries.

Farid : Merci à ceux qui m'ont fait confiance. La troupe a un noyau dur. J'ai pris le train. Pas le style de mec qui bosse absolument. Excuses pour ceux que j'ai fait criser à Daglan. Politique un combat de tous les jours. Surpris intéressé par la divergence de gens qui venaient qui apportaient. Forum très riche. Pousser plus loin la réflexion que juste sur nos propres idées. Chapeau Fabienne.

Caroline : Petite fille de 13 ans fin août. Avec vous premiers pas dans le monde des grands.

Jean-Paul : Désolé d'avoir été exécrable. En avais conscience en même temps. Lieu fabuleux mais très lourd. On a pu en sortir par le haut parce que le groupe est fort et a pu encaisser, le boulot et ma mauvaise humeur, à peu près équivalent en difficulté. Le groupe a gagné une compétence colossale au point de vue artistique. Et aussi appris à monter des prises de courant ça fait partie. C'était selon moi la première année où on pouvait jouer deux fois. Les retours que j'ai eus disent ça aussi, des personnes très branchées théâtre et qu'on a bluffés.

Fabienne : Emmerdée avec ce groupe. Je trouve qu'il faut qu'on continue ! On a atteint quelque chose. Continuer. Sachant l'effort. On a monté la troupe mais lourdingue. Au niveau théâtre, personne ne dit plus oui c'est bien vous jouez avec des personnes en difficulté. On est passé du social au culturel. J'ai aimé qu'on arrive à monter un spectacle qui ne fait pas l'unanimité. Je suis contente de cette radicalité, pas toujours faire attention d'avoir la solidarité de tout le monde. D'avoir été assez forts pour tenir des positions qui ne font pas plaisir à tout le monde.

Cathy : L'an dernier j'avais assisté à une réunion qui m'avait interpellée sur la question de la bienveillance… Jean Paul m'avait expliqué que c'était une compétence de groupe. Cette compétence vous l'avez à 45 … je crois que les habitants y sont pour beaucoup. Politique, est-ce que je suis d'accord avec vous ? Je ne suis pas d'accord sur cette idée qu'il faut changer le monde, il « suffit » de le faire exister, partout, tout le temps, comme là entre vous.

4/ Le bilan des spectateurs

140 de nos spectateurs ont accepté de répondre à notre questionnaire par écrit. Toutes leurs réponses sont visibles sur le site de NAJE.

Nos questions étaient : Quelle est la question qui vous a le plus intéressé -e et pourquoi ? Qu'est ce que vous avez le plus aimé et le moins aimé ? Est ce que cela vous a donné envie de vous situer autrement vis à vis de l'action politique ?

Les réponses sont très variées et nous ne sommes pas en mesure d'en donner une analyse. Pour ce qui est des deux premières questions : Nous retenons néanmoins de ces 140 questionnaires que le sujet que nous avons traité a vraiment rencontré les préoccupations des citoyens. Quelques unes de nos séquences ont heurté des personnes et ont beaucoup intéressé d'autres notamment les séquences concernant le rôle des syndicats dans la réforme des retraites et la séquence sur la désobéissance civile. La séquence sur la participation des habitants a fait elle aussi beaucoup débat. Les séquences sur les sans papiers elles ont rencontré l'unanimité parmi les spectateurs.

Pour ce qui est de la dernière question, les réponses positives sont nombreuses. Les réponses négatives proviennent surtout de personnes déjà engagées dans l'action politique ou militante.

Protection de l'enfance et prévention de la délinquance

Il s'agit d'une création rapide à la demande de l'association Espoir à partir d'interviews d'éducateurs et d'assistantes familiales. Ce spectacle, créé uniquement avec les professionnels de la compagnie traite des questions de fonds et de déontologie concernant la mise en place des nouvelles législations concernant la protection de l'enfance et la prévention de la délinquance. Il a été donné le 12 avril dans le cadre d'une rencontre régionale des personnels de l'association pour 250 spectateurs.

« Transports »

Un co -création avec le Théâtre du Potimarron de Strasbourg sur le sujet de : quels transports pour quelle société.

Les représentations

(reprises du répertoire et représentations des créations)

Le 31 janvier au Théâtre des Provinces de Blois Un spectacle composé de différentes séquences concernant la précarité et les discriminations pour mobiliser les participants de l'atelier ultérieur. 150 spectateurs.

Le 2 février à Voiron à l'initiative du Centre Social de Voiron Un spectalce sur la précarité et les discriminations joué en deux séances sur deux quartiers différents pour mobiliser les participants de l'atelier ultérieur. 100 spectateurs

Le 3 février à Brétigny à la demande du Maire de Brétigny Un spectacle sur la place des jeunes dans les instances participatives de la ville pour initier un projet du maire de travailler mieux avec les jeunes de sa commune. 50 spectateurs.

Le 5 février au Collège Langevin d'Alfortville à l'initiative de la Ville d'Alfortville Deux séances du spectacle Respect qui concerne les relations dans le collège. 150 spectateurs.

Les 15 et 22 février au collège Courbet avec le SMJ de Pierrefitte 4 séances de théâtre-forum sur la question des relations entre garçons et filles . 200 élèves de 4èmespectateurs

Le8mars avec la ville de St Herblain Un spectacle sur les femmes pour 140 spectateurs

Le 8 mars avec la Ville de Verrière et le Centre Social de La Verrière Un spectacle sur les femmes pour 70 spectateurs

Le 8 mars avec la ville d'Evry Un spectacle sur la parentalité pour 180 spectateurs

Les 11, 12 et 13 mars avec le Centre Social de Lesneven en Bretagne 7 séances de théâtre-forum sur les relations entre les garçons et les filles pour 500 élèves de collèges, de Maison familiale et de Lycée Agricole.

Le 18 mars avec la ville de Nanterre et le centre social Un spectacle sur les questions de femmes pour 50 spectatrices

Le 12 avril avec Escale europe à Colombes Un spectacle sur les questions de parentalité pour 60 spectateurs

Le 12 avril à Paris : protection de l'enfance pour 250 travailleurs sociaux de l'association Espoir.

Les 3 mai à Nancy pour le CE de France Télécom Est : les imapctés. 150 spectateurs.

Les 13, 14, 15, 19 et 20 mai : 11 représentations dans un collège de Villiers le bel pour les classes de 4ème d'un spectacle sur la pression du groupe vis à vis des actes délinquants et sur les relations filles garçons. 300 jeunes spectateurs.

Le 30 mai, un spectacle sur les femmes au centre Social de villejuif pour 100 spectatrices .

Le 30 mai à Strasbourg : Transports : une co création avec le Théâtre du Potimarron pour 150 spectateurs.

Le 5 juin à Lyon pour le CE France Télécom Centre : les impactés 300 spectateurs

Le 11 juin à Firminy pour le CE France Télécom Centre : les impactés 150 spectateurs

Le 18 juin à Annecy pour le CE France Téélcom Centre : les impactés 150 spectateurs.

Le 30 juin à Alfortville, un spectacle sur la parentalité organisé par le plan de réussite éducative de la ville. 50 spectateurs.

Le 8 juillet : un spectacle sur les différentes discriminations pour l'association « les amis de la vie » à Strasbourg. 150 spectateurs

Le 25 sept au CAE de Verseilles, un spectacle sur la parentalité pour les familles et les éducateurs de la PJJ. 50 spectateurs.

Le 4 octobre : Politique, notre création avec le groupe d'amateurs national et les comédiens de la compagnie. 820 spectateurs.

Le 12 octobre à Tours pour le CE France Télécom Centre : les impactés 150 spectateurs : 70 spectateurs

Le 16 octobre à Tours : Santé et travail pour la CFDT : 150 spectateurs

Le 19 octobre à Orléans pour le CE France Télécom Centre : les impactés 50 spectateurs

Le 26 octobre à Besançon pour le CE FT Est : les impactés. 150 spectateurs

Le 2 novembre à Caen pour le CE FT Centre : Les impactés. 80 spectateurs

Le 7 novembre à Evry pour l'association FIA : un spectacle sur les femmes. 300 spectateurs

Le 8 novembre à Lannion pour le CE Innovation : Les impactés. 130 spectateurs

Le 13 nov pour l'ALJT du 14eme : un spectacle sur la santé pour 40 jeunes résidents.

Le 16 novembre à Angers pour le CE FT Est : Les impactés. 320 spectateurs

Les 18, 19 et 20 novembre : 5 représentations d'un spectacle sur les femmes et le travail pour le Conseil Général des Charentes. 150 spectateurs au total.

Le 22 novembre à Rennes pour le CEFT Ouest : Les impactés. 330 spectateurs

Le 23 novembre à Brest pour le CE FT Ouest : Les impactés. 160 spectateurs.

Les 27, 28 et 29 novembre à Montreuil : Les imapctés pour le CE FT Ile de France : 500 spectateurs au total

Le 30 novembre à Nantes pour le CE FT Ouest : Les impactés. 180 spectateurs.

Le 1er décembre à Alfortville pour la ville : Deux qui s'aiment pour 180 collégiens

Le 2 décembre à Taverny pour le foyer de jeunes travailleurs : Deux qui s'aiment pour40 spectateurs

Le 3 décembre à Versailles pour l'association La Boucle et le réseau Avec : Femmes pour 60 spectateurs.

Les 4, 5 et 8 décembre pour la ville de Pierrefitte : Deux qui s'aiment pour 300 collégiens.

Le 4 décembre pour le Centre Social G Brassens dans le cadre de la semaine contre les discriminations organisée par la Région Ile de France : Discriminations pour 50 spectateurs.

Le 11 décembre pour la ville d'Alfortville : Parentalité pour 60 spectateurs

Le 14 décembre à Rouen pour le CE FT Centre : les impactés pour 150 spectateurs

Les 18 et 19 décembre à Blois : On est vivants, une création faite avec comédiens et amateurs pour 400 spectateurs.

Les ateliers de création

L'atelier de Voiron Après un spectacle de la compagnie pour présenter l'outil aux habitants, un atelier de 8 journées s'est mené avec un groupe de 14 personnes dont 5 jeunes et 9 adultes et a donné un spectacle le 22 juin pour 50 spectateurs.

L'association la Voix des Femmes à Hérouville st Clair Suite et fin de l'action commencée en 2007 (4 jours en 2007 et 8 jours en 2008) 12 participants se réunissent deux lundis par mois. Le premier lundi du mois, l'atelier est fermé et travaille à produire un théâtre-forum à partir des situations amenées par les participants. Le deuxième lundi, l'atelier est ouvert et le théâtre forum est mis en œuvre avec un public composé d'habitants du quartier. Le dernier spectacle des 28 et 29 avril est un condensé de ce qui a été mis en débat au cours des théâtres forums précédents : La réhabilitation du quartier, l'épicerie communautaire et la distribution alimentaire dans le quartier, la discrimination des étrangers à l'embauche. Total de spectateurs des 5 spectacles : 190

L'atelier du 19ème au KaléÎdoscope C'est un atelier gratuit ouvert à tous ceux qui le veulent et qui fonctionne tous les mardis soirs hors vacances solaires. Il est suivi par 15 participants. Son premier spectacle a eu lieu le 24 février au kaléîdoscope pour 50 spectateurs Son deuxième spectacle a eu lieu dans la rue le 20 mai pour soutenir des salariés sans papiers en grève pour 50 spectateurs. Son troisième spectacle a eu lieu à la Mairie de Villejuif le 13 juin en soutien des sans papiers pour 5à spectateurs. Son quatrième spectacle a eu lieu le 30 juin dans le cadre d'une fête de quartier du 19ème. Pour 60 spectateurs.

L'atelier au Théâtre de Chelles C'est un atelier a fonctionné toutes ces dernières années les vendredis après midi et se termine en mars 2008 par un dernier spectacle de théâtre-forum. En 2008, 7personnes ont participé à cet atelier et son spectacle le 15 mars a réuni 40 spectateurs.

L' association L'Ecume du Jour à Beauvais Il y a un atelier pour les jeunes et un atelier pour les adultes toutes les 15 jours de janvier à avril (soit 8 journées pleines). Comme NAJE et l'Ecume du Jour travaillent ensemble depuis plus de 2 ans, deux personnes de l'Ecume du jour ont été formées et, en 2008, elles animent seules une séance sur deux, l'autre séance étant animée avec la supervision d'une comédienne de NAJE. Ces deux ateliers ont été suivis par 25 participants Ils ont abouti à un spectacle le 24 avril pour 150 spectateurs

L'atelier avec les éducateurs de prévention du 93 Un atelier de 9 journées avec 12 éducateurs de prévention issus de toutes les associations de prévention du 93 a été mis en place pour travailler sur ce qu'est ce métier particulier d'éducateur de prévention et sur les questions que se posent ceux qui le pratiquent. Le spectacle a été donné le 17 juin pour les personnels des 10 associations de prévention du 93 partenaires soit 60 spectateurs.

La démarche Quartier Sémard de St Denis A la demande des professionnelles de la démarche quartier, un atelier de théâtre-forum a été ouvert à St Denis à raison d'une séance tous les 15 jours (soit 20 demi journées au total) autour des questions des femmes et des questions de parentalité. Cet atelier a été suivi par 14 participantes et participants du quartier et a abouti à un spectacle joué les 10, 17 et 24 juin pour 200 spectateurs

L'atelier avec le Centre Social d'Aulnay sous Bois Un atelier a été ouvert pour 13 demi journées à partir du 13 février. Cet atelier, ouvert à des travailleurs sociaux, des enseignants, des parents d'élèves, des jeunes et des professionnels de la prévention de la ville a été mis en place pour réfléchir à la question de la délinquance et des moyens de la prévenir. Il a été suivi par 8 participants et a abouti à un spectacle le 31 mai pour 60 spectateurs.

L'atelier avec l'association Léa de Montreuil Il s'agit d'un atelier de 15 demi journées ouvert aux adultes et aux jeunes. Le sujet de travail n'a pas été déterminé pour donner au groupe la possibilité de travailler sur ce qui lui semble le plus important. L'atelier à été suivi par 12 participants dont 6 adultes et 6 jeunes et a abouti à un spectacle le 13 juin pour 90 spectateurs.

L'atelier avec le Foyer de Jeunes Travailleurs d'Argenteuil Nous avons dirigé entre mars et juillet 18 demi journées d'atelier avec 6 résidents de l'ALJT d'Argenteuil sur les questions relatives à la santé et aux conduites à risque pour aboutir à un spectacle donné le 1 juillet pour 30 spectateurs.

L'ateliers avec les 14 -17 ans de Villiers le Bel sur les relations sexuelles 5 matinée de préparation avec un groupe de 12 jeunes adolescents et un spectacle le 30 avril pour 40 spectateurs

L'atelier avec les jeunes gaziers et électriciens d'EDF L'atelier a duré 8 jours avec 6 électriciens gaziers pour créer un spectacle sur la précarité au travail joué en deux représentations au festival de Soulac les 14 et 15 juin pour 200 spectateurs

L'atelier adolescents de l'association « les amis de la vie » : 4 journées début juillet pour un spectacle donné le 10 juillet à Strasbourg. 10 participants et 100 spectateurs.

Les ateliers sans spectacles

Cinq ateliers découvertes en demi journées pendant les vacances scolaires d'avril pour des enfants de Villiers le Bel. 12 enfants y ont participé.

Une journée d'intervention le 26 mai sur la question de l'autonomie pour 8 femmes qui sont entrées dans une action collective mise en place avec 4 travailleurs sociaux du Conseil Général du Doubs visant à leur permettre de passer le permis de conduire.

L'atelier femmes avec la Ville de Villiers et la Maison de Quartier des Carreaux Cet atelier existe depuis plusieurs années. Il s'est déroulé les vendredi après midi jusqu'en juin pour des femmes du quartier. Elles y ont abordé là les questions qui les intéressent.

L'atelier jeunes avec la ville de Villiers le Bel Cet atelier a été ouvert jusqu'en juin à des jeunes scolaires de la ville les vendredis soirs.

L'atelier de Bobigny Cet atelier est mis en place par la Sauvegarde de l'Enfance pour des jeunes en mesure aemo et des éducateurs. Commencé au dernier trimestre 2008, il aboutira à un spectacle courant 2009.

Les interventions de formation professionnelle

Juvisy boutique club emploi Une journée de formation le 7 janvier pour 12 manageurs de missions locales sur le management Une journée de formation pour 10 jeunes en insertion le 4 mars

Le stage de Nantes Il a eu lieu les 26 et 27 janvier, organisé par le groupe Théâtre de l'Opprimé de Nantes. Il a réuni 12 stagiaires qui ont travaillé sur la question de la création du scénario.

Le stage sur l'approche de la santé avec les publics en insertion Ce stage de 3 jours (en janvier et mai) a été organisé par IPC, la Protection Judiciaire de la jeunesse et l'ALJT (foyers de jeunes travailleurs). Il a été suivi par 20 animateurs de foyers de jeunes travailleurs et par 20 professionnels de la Protection judiciaire de la jeunesse.

Le stage de théâtre de l'opprimé de mars Ce stage a été mis en place à l'intiative de NAJE et en partenariat avec l'association L'Ecume du Jour à Beauvais. Il s'agit d'un stage de formation à l'utilisation de la méthode du théâtre de l'opprimé. Il s'est déroulé à Beauvais du 3 au 7 mars et à été suivi par 15 stagiaires soit en formation professionnelle soit venant de leur propre chef.

Une journée le 17 mars à l'initiative des élèves de l'IREO d'Orléans . Une formation avec 12 commerciaux en exercice sur la notion d'équipe et la relation avec le client.

Deux journées de formation à l'IREIS d'Anncey les 27 et 28 mars Il s'agit d'un travail d'analyse de la pratique avec une promotion de 30 élèves de service social.

Une journée pour 30 formateurs des Maisons familiales à Chaingy le 16 avril. Il s'agit d'un travail d'analyse de la pratique.

Une journée de formation pour 12 élèves infirmières le 24 avril au CHU de Besançon.

Une journée de formation pour des élus et des personnels municipaux le 14 mai à Creil. Cette journée a été co-dirigée avec Suzanne Rosenberg pour 4 élus et 16 salariés de la ville.

Une journée et demie de formation à l'IREIS d'Annecy les 18 et 19 juin pour 30 étudiantes en service social Une journée de formation à l'IREIS de Firminy le 6 juin pour 30 étudiantes de service social.

Deux journées de formation à l'IREIS d'Annecy pour 30 étudiantes les 26 et 27 juin.

Deux journées de formation à l'IREIS de Firminy en octobre pour 30 élèves assistantes sociales.

Un stage de deuxième niveau de 35 heures donné en octobre à Lyon pour la Fédération des Centres Sociaux. 12 stagiaires.

Un stage de 3 jours donné à la faculté de rennes pour 12 étudiants en techniques de l'information et de la communication en octobre.

Une journée à la Boutique Club emploi de Juvisy pour 4 jeunes en insertion.

2 journées à St Brieuc avec l'EHESP pour une formation à l'évaluation participative avec les plus en difficulté. 16 participants

7 journées au Centre national Pédagogique de Chaingy en novembre et décembre 2008 pour 210 professionnels.

Trois stages de formation aux démarches participatives à Brest menés avec Suzanne Rosenberg (un stage de 3 jours et deux stages de 7 jours) pour 40 agents municipaux.

Faculté de Tours : 2 jours de formation en décembre pour des masters en science de l'éducation. 12 participants. Ces deux premiers jours seront complétés par deux autres en janvier 2009.




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